Les failles de notre système d’éducation

échec scolaireAlbert Camus a dit un jour que "L’école prépare les enfants à vivre dans un monde qui n'existe pas". Le système d'éducation actuel est une relique obsolète, pleine de règles et de schémas nuisibles et limitants. Il est grand temps de dire tout haut ce qu’exactement l'école fait "mal" et pourquoi cela arrive.

Le système d'éducation actuel a été créé afin de satisfaire les besoins de l'économie industrielle des siècles passés. Il vise à former une armée de robots écervelés qui travailleront en obéissant à la conjoncture économique existante.

Un jour, un professeur que j’ai rencontré, l’a résumé très habilement :

"L'école est un musée, qui, non seulement n’assure pas l'acquisition des compétences pour faire face à la réalité, mais, qui prend soin de revigorer les compétences carrément inutiles autodestructrices de l'individu et la société (…)"

Dans cet article, je décris 14 erreurs les plus importantes du système d’éducation. Avant de les lire, je tiens à souligner que :

1. Cet article se concentre uniquement sur les aspects néfastes de notre système d’éducation. Cela ne signifie pas qu'il est totalement erroné et totalement mauvais. Je vois beaucoup d'aspects positifs sur le chemin d’évolution de nos enfants aujourd’hui. Malgré cela, l'énorme quantité de défauts du système et de son importance fait que l'ensemble du système éducatif est adapté pour aller …..à la poubelle. Le but de cet article est, justement, de mieux comprendre l’essence du problème.

2. Je critique le système éducatif, pas les enseignants ni les professeurs. Le fait est que beaucoup d'enseignants effectuent leur travail pas comme il se devrait, mais il est également vrai que les enseignants ne gagnent pas "des masses" et que personne ne leur apprend comment apprendre aux adolescents et comment se comporter avec les enfants et les adolescents, surtout ceux en difficultés. Il s'agit d'une erreur du système, pas de ses employés. Bien sûr, il existe des enseignants qui ont conscience des erreurs du système et tentent de les minimiser, voire de réparer ce qui est dans leur champ d’action (et c'est aussi le but de ce texte).

3. Si tu penses que cet article, ou une partie de cet article, contient de fausses informations, je t’invite à m’écrire à ce sujet – je suis ouverte à toute discussion.

4. En raison de la longueur du texte, dans cet article je ne décris pas de solutions ou d’alternatives à l'enseignement traditionnel. Cette question sera abordée dans un des articles suivants.

Je commence par le plus important :

1.      Le schéma de pensée "Il est mauvais de faire des erreurs"

Cette hypothèse est le pilier du système d'éducation actuel. Elle imprègne chaque cellule de sa surface avec sa présence dans la vie quotidienne de toute école. Dès la première primaire, les enfants sont victimes d'une politique de la peur, où les enseignants traitent des erreurs comme le signe d'être "moins bon" élève.

Cette façon de penser détruit la créativité des enfants et bâtit chez eux une forte sensation de peur avant d’agir et d’expérimenter. C’est la raison du stress et du trac avant les examens ou une quelconque épreuve future. Dans la plupart des cas, cela forge à tout jamais la psyché humaine et est l'une des raisons les plus importantes pour laquelle beaucoup de gens vivent une vie peu épanouissante.

Faire des erreurs fait partie intégrante et est nécessaire à l’apprentissage. Chaque être humain devrait être prêt et même s’intéresser aux fameux "échecs" – c’est le meilleur moyen d’apprendre vite en se basant sur sa propre expérience plutôt que sur une théorie vidée de sens.

"Je n'ai jamais permis à l'école de compromettre mon éducation." – Mark Twain.

2. Le schéma de pensée  "Il n’existe qu'une bonne réponse à chaque question"

Cette hypothèse est également profondément enracinée dans le système éducatif et l'obéissance à ce schéma est exigée à chaque pas sur le chemin de l'éducation de l'enfant – "Rentre dans le moule ou cesse d’exister."

Le meilleur exemple à l'école sont les examens où l'étudiant doit parfaitement entrer dans une case qui spécifie laquelle de ses interprétations est exacte, et laquelle ne l’est pas. Toute autre idée ou réponse pleine de créativité fait, de facto, l’objet de critique par des professeurs qui se trouvent figés depuis de nombreuses années dans ces schémas stricts et rigides.

Les étudiants sont obligés de donner uniquement les réponses "valables et correctes" – on les force à avoir cet état d'esprit prédéterminé par des cases. Les enfants avec une personnalité différente, qui brisent ce strict schéma, deviennent de mauvais individus et sont traités avec mépris.

Cette approche handicape la créativité et la recherche des solutions originales. Elle tue ainsi l'innovation et la capacité à résoudre des problèmes quotidiens.

3.      Le système scolaire d’évaluation des connaissances et des comportements

Les enfants en première primaire s’arrachent carrément les places à répondre. Ils ont tellement envie de se vanter de leurs connaissances, même s’ils ne sont pas certains de cette connaissance. Plus la classe est "âgée", moins il y a de mains levées. Les jeunes savent que chaque mauvaise réponse sera aisément critiquée par le prof, donc pas la peine de prendre le risque de se faire juger.

Les jeunes apprennent très vite que leur but principal est d'obtenir de bonnes notes, et non pas d'apprendre et découvrir le monde. Ils rivalisent avec leurs camarades, font de la compétition, et sur base de leurs résultats se comparent entre eux. Ceux qui obtiennent des notes moins bonnes se sentent inférieurs aux autres, ce qui affecte très négativement l’estime de soi et la motivation. Ne soyons pas étonnés qu’à l’âge adulte nous sommes si nombreux à souffrir de manque de confiance et d’estime de soi, que nous trainons les pieds à la levée du jour pour aller travailler, etc…

On évalue aussi le comportement des jeunes – dès la première primaire (ou parfois même en maternelle !) l'enfant reçoit une… gommette : "élève studieux", "paresseux", "fripouille", "timide  mais poli", "gentil", et bien d'autres. Parfois, ces gommettes l’accompagnent tout au long de sa vie.

"Je considère cette mutilation des individus comme le pire mal du capitalisme. Tout notre système d’éducation souffre de ce mal. Une attitude de compétition exagérée est inculquée à l’étudiant, qui est dressé à idolâtrer le succès de l’acquisition comme une préparation à sa carrière future." – Albert Einstein

4.      Le redoublement

Il a été démontré que le redoublement n’est pas seulement coûteux mais, surtout, il n’est pas efficace. En redoublant, le jeune ne rattrape pas son retard. Dans notre pays, nous pratiquons « le redoublement précoce ». Dès le plus jeune âge, l’enfant qui "ne suit pas" le cours est diagnostiqué – souvent à tort – dyslexique ou TDH/A, et envoyé chez les psychologues ou logopèdes. C’est juste une belle façon de camoufler le réel problème.

Le prof va dire : "Il ne s’investit pas", "Il n’est pas motivé", "Il n’écoute pas", alors que le jeune dira : "Je ne comprends pas le prof", "Je ne comprends pas la matière" ou "Le cours va trop vite".

Le jeune qui a redoublé devient, les années suivantes, le bouc émissaire des profs, ce qui nuit gravement à leur estime et confiance en soi. Ils se disent "nuls", ressentent la honte, et cette étiquette les accompagne jusqu’à la fin des secondaires, si pas toute leur vie. Il y a aussi le regard de ses camarades d’être moins bon, plus lent.  L’enfant, intérieurement, vit cela comme une injustice ou agression, et fuit dans le jeu de rôle d’un personnage où il s’affirme artificiellement, ce qui favorise le décrochage scolaire.

5.   Le schéma :  "Tu dois obéir à l’autorité"

On exige des enfants l'obéissance et la subordination – dès le début de leur parcours éducatif. A l’école, il est évident que l’institutrice ou le prof a toujours raison, et l'étudiant ne peut pas discuter avec elle/lui.

En effet, presque tout ce que le prof dit est pour l’enfant ou le jeune comme une prophétie. Souvent, cela affecte le chemin de la vie de l'enfant, qui croit aveuglément et sans aucune critique, en chaque mot prononcé par le prof.

"Tu n’as pas de capacités", "Tu ne seras jamais bon en maths", "Tu es le plus mauvais élève en classe" – un enfant y croit facilement, et le pire est qu’il commence à le penser vraiment, souvent pour le reste de sa vie.

Tout signe de manque d'obéissance à l’autorité (même l'envie de discuter, exprimer sa propre opinion !), est immédiatement sanctionné, considéré comme un mauvais comportement et quotté dans le journal de classe ou pire – on lui attribue un point de comportement. Kesako ? Si le jeune a récolté plus de X de ces fameux points de comportements, il risque l’exclusion de l’école…

"La pédagogie idéale des enseignants est de transformer un élève ordinaire en élève modèle. En élève, pas en adulte. Les profs se sentent supérieurs aux étudiants et veulent le rester jusqu'au bout, c’est-à-dire, jusqu'à ce qu’ils les transmettent aux prochains supérieurs. C'est la production massive des gens irresponsables."

6.      La manière de comprendre les talents humains

Il est très limité de penser : "soit tu as du talent, soit tu n’en as pas." Le pire, c'est qu'une seule déclaration du prof peut modeler l’enfant pour la vie.

Il suffit d’une fois, l’enfant entend : "Tu n’as pas de talent pour les maths. Il est préférable que tu fasses autre chose." Comment penses-tu que le psychisme de l'enfant sera influencé s’il croyait en ces mots ? Et dans la plupart des cas, il y croit car le prof représente pour lui l’autorité naturelle et le pouvoir.

Bien sûr, pour avoir du talent on a besoin de certaines prédispositions. Mais la clé est justement l’investissement en temps et un travail assidu et persistant.

L'école a également tendance à extraire des talents et les séparer: dessin, musique, mathématique, écriture… Les enseignants ont tendance à oublier ce que la richesse réside justement dans la fusion de ces disciplines. Leonardo da Vinci était peintre, architecte, philosophe, musicien, écrivain, explorateur, mathématicien, mécanicien, anatomiste, inventeur et géologue.

7.      La hiérarchie des matièrescours matière

Selon le système éducatif, les matières les plus importantes sont les plus utiles pour le fonctionnement de la société actuelle du point de vue de la conjoncture économique. Ce qui signifie que si tu aimes peindre, danser ou chanter, tu vas avoir des difficultés, car étant l’enfant, tu es presque obligé de renoncer à ce que tu aimes et ce en quoi tu as un talent naturel.

Le monde a changé d’orientation depuis longtemps. Il s’est requalifié, et de nouveaux domaines, de nouvelles branches et niches du marché apparaissent presque quotidiennement. Maths ou dessin, physique-chimie ou chant, aucun n'est aujourd’hui plus important l’un que l’autre.

8.     Le classement des matières en sciences fortes et sciences humaines

Cette répartition fait que l'étudiant qui a été évalué tel un esprit fort, d’office supprime la capacité en sciences humaines (car, après tout, il a les prédispositions pour sciences fortes) et vice versa.

Les plus grandes innovations, inventions et idées de génie proviennent d'une combinaison de disciplines, plutôt qu'avec leur séparation. Leonardo da Vinci était un génie grâce à la faculté de naviguer entre différents domaines et compétences.

Ce classement est faussé et chacun (s’il investit du temps) peut exceller en reliant les deux disciplines : sciences fortes et sciences humaines. La question est à combien chacun est prêt à s'investir dans un domaine ou un autre.

9.      Chaque enfant est mesuré avec "le même mètre"

Tous les enfants et les jeunes doivent savoir absolument la même chose et apprendre de la même manière. Le système éducatif ignore complètement le fait que chaque enfant est différent. Chaque enfant a sa propre façon d'apprendre, de comprendre le monde, d’assimiler et mémoriser les informations.

Chaque jeune est différent et chacun d’eux a des rêves et passions différents. Au début de l'aventure scolaire les enfants et les jeunes devraient, chacun indépendamment, ou à l’aide des parents, spécifier leurs besoins en matière d'éducation. Le choix d’études devrait se faire en fonction des compétences de chacun. Chaque élève devrait prendre un chemin personnel d’évolution, conçu de façon à ce qu’il permette de développer ses talents, compétences et qualités.

10.  Surcharger les jeunes avec quantité d’informationsdécrochage scolaire

Chaque jeune est contraint de lire des piles de livres tous les mois, de bachoter des dates et des formules, de rédiger trois interros chaque semaine et faire énormément de devoirs tous les jours.

L'esprit du jeune est rapidement saturé, ce qui freine sa croissance intellectuelle et affecte négativement le développement de ses compétences. Il n’a pas besoin de connaissance, mais de pratique (expérimenter, faire des activités manuelles, des activités liées en relation au corps, développer l'empathie, les relations interpersonnelles).

Plus de 70 % des connaissances acquises de cette manière, s’envolera des jeunes têtes avant même la fin du secondaire, et, ce qui est pire, va handicaper le jeune dans sa recherche et l'acquisition de compétences à l'âge adulte.

La surcharge de tests, d’interros, de contrôles et d’examens est un moyen parfait pour faire pression sur les jeunes, ce qui cause un stress chronique et tue efficacement les cellules gliales du cerveau, alors que durant cette période, les jeunes devraient avoir un espace confortable pour apprendre en s'amusant, en explorant et en expérimentant.

11.  Tous les enfants de la classe sont du même âge

L’opération de créer des classes d'enfants du même âge agit parfaitement à l’exécution de la discipline – la même étape dans le développement psychique, et par conséquent, des réactions similaires. Nous ignorons complètement le fait que chaque enfant est à un niveau différent de capacités cognitives et intellectuelles. Ils ne devraient donc pas étudier la même chose.

Ce fait introduit une fausse image du monde – nulle part ailleurs, en dehors de l'école, il n’existe une situation où nous nous retrouvons uniquement entre gens du même âge. Au travail, au bureau, à la banque, au supermarché, dans une salle de sport, à la piscine, au restaurant : partout nous rencontrons des gens d'âge différent. Nous devrions donc apprendre à nos jeunes à vivre dans cette société.apprendre par l'action

12.  Enseigner aux jeunes des choses inutiles

Objectivement, nous ne sommes pas en mesure de spécifier quelles connaissances et savoirs sont utiles ou pratiques. Cela dépend de ce que notre jeune voudra pratiquer et expérimenter dans la vie. En conséquence, les ressources que nous devrions montrer ou transmettre au jeune dépendent de ses besoins individuels. L'école ne s'adaptera jamais à cette vérité universelle.

Personne à l'école ne sait répondre à quoi exactement nous servira tout le savoir qui nous est bachoté dans la tête. Les profs disent « cela te servira un jour ». Il n'est pas étonnant que les jeunes ne soient pas motivés à étudier toutes ces formules arides et inutiles.

L'imagination est plus importante que le savoir.”- Albert Einstein

13.  Enseigner aux jeunes d'une manière ennuyeuse

Les profs (pas tous !) enseignent aux jeunes des choses ennuyeuses d'une manière ennuyeuse. Les jeunes se sentent découragés, et parfois même, développent une sorte de phobie associée à « bachotage = école ».

L’enfant reçoit un message simple: "Le monde présenté à l'école n'est pas intéressant. L’apprentissage est difficile et désagréable."  Ainsi il arrête de découvrir le monde et perd le dynamisme de l’enfant pour explorer tout ce qui est nouveau.

Ce n'est pas la faute des enseignants, car on ne leur a pas appris comment apprendre à apprendre ou comment transmettre le savoir. Chaque employé de l'école devrait être solidement formé sur des méthodes d’apprentissage efficaces et pratiques.

"L’humiliation et l’oppression mentale des élèves par des enseignants ignorants fait des ravages dans les jeunes esprits, causant à l’âge adulte des résultats déplorables, qui ne sont plus possible à réparer." Albert Einstein

14.  L’omission des compétences clés

L'école ne tient pas compte des compétences qui nous sont essentielles pour vivre dans le monde moderne.

Le système d’éducation n’inclut pas dans les programmes des matières telles que : l’intelligence émotionnelle, l’intelligence financière, les relations interpersonnelles, les aptitudes à la communication, l’esprit d'entreprise, la résolution de problèmes, le bien-être, la méditation, la gestion de l’avenir, la gestion du temps et beaucoup, beaucoup d’autres.

“Le mot progrès n'aura aucun sens tant qu'il y aura des enfants malheureux.”- Albert Einstein

Et ceci n’est que la partie visible de l'iceberg. Cependant, j'ai l’espoir que cela suffit pour que tu aies un regard différent sur le système d'éducation actuel.

Peut-être, te demandes-tu quoi faire avec tout cela ? Je sais, nous avons besoin d’une véritable révolution dans notre système éducatif.

Cependant, je n’ai aucune prétention de changer quoi que ce soit dans le système scolaire actuel, parce que c'est un combat politique contre des moulins à vent. Je crois que la révolution devrait commencer d’abord en chacun de nous, pas par le système dans sa globalité. C’est comme remplacer les politiciens….quand la politique reste la même… C’est dans nos esprits que le changement devrait naitre pour que nous puissions changer et améliorer la vie scolaire de nos jeunes. Je tiens donc à m’engager dans la promotion des alternatives solides qui puissent permettre à nos jeunes d’apprendre des choses utiles d’une manière intelligente.

Je rencontre des personnes qui agissent réellement dans le domaine de l’éducation, et à ma grande surprise, elles sont très nombreuses. Elles sont conscientes du problème et je sais que le changement est juste au coin de la rue.

Si tu es parent et que tu as des enfants qui vont à l'école (primaire, secondaire ou à l’université) tu te demandes, peut-être, ce que tu peux faire. Tu ne peux pas attendre des réformes et révolutions, parce que ton enfant a besoin de l'éducation ici et maintenant.

La bonne nouvelle est qu’en tant que parent, tu peux faire beaucoup. Tu peux prendre soin que la vision du monde de ton enfant ne soit pas ravagée par le système d’éducation.

A travers des discussions, des jeux, des exercices et de la pratique, tu peux protéger ton enfant contre l’endoctrinement qui restreint ses schémas mentaux. Tu sais déjà ce qui ne tourne pas rond dans l'éducation scolaire. Lorsque ton enfant est avec toi, je t’invite à faire les choses différemment.

Je t’invite à partager dans les commentaires ton expérience avec l'école ou tes observations sur les enfants. J’invite à la discussion, au sujet de ce qui devrait être la priorité dans notre pays.

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19 réponses à Les failles de notre système d’éducation

  1. Vincent dit :

    Je n’ai lu qu’en diagonale et, a priori, je suis globalement d’accord avec les grands principes théoriques développés ici, bien que certains soient à nuancer très largement, voire contradictoires. Il manque également quelques points comme le surpeuplement des classes ou les distorsions constatées entre l’enseignement des bases fondamentales et les exigences demandées au final, en français notamment, ainsi que la grande braderie des diplômes et l’obligation de résultat exigée des établissements par les rectorats et les ministères. Voilà 8 ans que je retourne sur les bancs de l’école en tant qu’auxiliaire de vie scolaire, de la maternelle à la terminale, ce qui fait de moi un observateur privilégié de l’enseignement (en France) et je suis perplexe … Comme d’habitude, les grands principes théoriques sont … théoriques et leur mise en pratique ne peut se faire qu’au prix de compromis tellement contraignants qu’il n’en reste plus grand-chose à l’arrivée. Je pense très sincèrement que toutes les réformes qui ont petit à petit dégradé l’enseignement ont suivi ce schéma : de bonnes idées théoriques (enfin … pas toujours : cf la réforme de l’orthographe !) qui n’ont pas su être mises en pratique soit par manque de réalisme, soit parce que ce n’était tout simplement pas possible pour des raisons concrètes, de budget principalement. Ce manque de volonté budgétaire mène, par exemple et en particulier, à des classes surpeuplées au sein desquelles aucune réforme, aucun progrès sérieux, aucun travail réellement constructif ne pourra être fait, qui plus est dans une société où les parents sont démissionnaires et ne sont plus en mesure de transmettre une notion aussi élémentaire que le respect à leurs enfants. Aucun professeur, aussi motivé soit-il, ne pourra transmettre quoi que ce soit à 32 enfants (!) dans une classe de maternelle, au sein de laquelle certains remettent déjà en cause l’autorité (enfants ou parents. Si,si ,dès la maternelle !), il pourra juste faire du gardiennage. Or, si les acquis fondamentaux de ce niveau – les fondations – ne sont pas bétonnées, comment espérer construire quoi que ce soit de solide dessus ? Les manquement commencent dès le début de la scolarisation. Par ailleurs, la diabolisation de la discipline (c’est presque devenu un gros mot actuellement), mène les professeurs à tolérer des comportements qui ne sont pas compatibles avec l’enseignement de quoi que ce soit. Je pense qu’il est facilement démontrable que Facebook, snapchat et Candy Crush en cours de math n’aident en rien à comprendre les nombres complexes ou les statistiques … Or, confisquer les smartphones est presque considéré comme un crime par les élèves et leurs parents et provoque des tollés. Par ailleurs, dans cette même approche « technologique », l’effet d’internet et, plus largement, de l’informatique mènent à un manque de réflexion personnelle gravissime : pourquoi se casser la tête à trouver par soi-même une solution à quoi que ce soit puisque la réponse est en ligne ? Etc, etc … Il y aurait de quoi développer ces sujets sur des pages et des pages … Ce que je constate en pratique, c’est qu’un fossé de plus en plus large se creuse entre les élèves qui sont bien soutenus au sein de leur famille, ceux que leurs parents ont « embêté » avec les devoirs et les leçons à apprendre, qui ont appris à apprendre surtout, et les autres. Je considérais auparavant que l’éducation était le rôle des parents et que l’enseignement était celui de l’école. En réalité, cela ne peut plus être aussi simple, parce que les professeurs ont de moins en moins la possibilité de faire leur travail correctement. Les parents ont aussi un rôle d’enseignement important – apprendre à apprendre – en plus de leur rôle d’éducateurs.. Or, nombreux ceux ceux qui se délestent déjà de ce dernier , compliquant encore davantage la tâche des professeurs … C’est justifié de critiquer l’enseignement, mais le problème est bien plus vaste … et encore plus complexe !

  2. Victor Caplan dit :

    Comme tous les avis sur le sujet. J’en partage certains, et d’autres pas… En plus certains sont présentés de façon spécieuse. Je rejoins l’auteur dans sa critique: « il est mauvais de faire des erreurs »… bien sûr qu’il est bon de faire des erreurs… c’est comme cela que l’on apprend… En revanche « tu dois obéir à l’autorité », on peut se demander de quelle autorité il est question… on a tous besoin d’être un peu rebelles et l’enfant aussi à priori… l’autorité vestigiale d’un système autrefois plus qu’autoritaire pousse certains enfants à chercher leurs médailles de rebelles très loin… et je pense que le professeur tyrannique trônant du haut de son estrade, comme une figure hiératique, a à peu près disparu.
    L’opposition « sciences fortes vs sciences humaines » et le point de vue de l’auteur, me paraissent relever plus d’un complexe assez ancien maintenant. Si les sciences fortes (dures) sont plus cotées, ce n’est pas parce que les sciences humaines (molles) sont méprisables, mais parce que (je pense qu’on peut le reconnaître) l’on peut plus facilement étudier les sciences humaines en étant « moyen » que les sciences fortes. Bien sûr que l’on peut être bon dans les deux, d’ailleurs la plupart des gens que j’ai pu connaitre qui ont terminé scientifiques excellaient aussi, en français, latin, philo, langues étrangères etc…
    Bref, ce sont juste des idées qui me sont venues à la lecture de cet article.
    Pour ma part, je pense que les plus petits doivent apprendre des compétences de base (lire écrire compter s’exprimer) dans un environnement spatio-temporel (grands mots pour parler d’histoire géo). Ils doivent être challengés, parce qu’ils aiment ça, dès lors qu’ils savent qu’on n’a pas besoin d’être bon partout, et qu’on peut prendre des gadins et se relever…
    Quant aux compétences clés citées dans l’article… je me demande bien à quoi pourrait ressembler un prof, ou un cours, de « relations interpersonnelles »…
    Et si les enfants s’ennuient à l’école, ça peut être pour deux raisons. La plus probable, en suivant une mode, l’école se voit obligée d’enseigner des matières « folkloriques », en utilisant un personnel pas vraiment formé pour ça et qui rame autant, sinon plus que ses apprenants. La seconde, incombe totalement à l’enseignant, dans le cas où celui-ci n’a pas la passion de son métier. Un prof de math pourra faire de sa matière (qu’il aime pourtant (j’espère) une matière ennuyeuse et aride pour ses étudiants alors qu’un autre donnera aux siens l’impression de faire de la poésie.
    Pour terminer. Je pense qu’à trop penser à l’enfant/l’adolescent qu’est l’apprenant on abîme l’adulte qu’il deviendra.
    Il n’est jamais trop tard pour redresser la barre.

  3. Vincent ! Et si c'était le système économique qui était en cause ? .. dit :

    C’est bien beau de remettre en cause l’éducation de la famille, et le manque de discipline et de respect (ce qui n’est pas faux), encore faut-il en reconnaitre les causes de cela aussi, non ?

    Je ne pense pas que les symptômes décrits soient exclusifs aux enfants mais bien une conséquence de la manière de fonctionner de la société actuelle (surtout en terme d’économie, et de politique – intimement liées)

    Effectivement, on ne peut blâmer les enseignants pour les lacunes quand il y a surpopulation (ceci est à corréler avec le temps imparti à l’enseignement quand même) et on ne peut pas non plus blâmer les parents parce qu’ils sont pris dans la spirale du travail, et du monde compétitif, de la précarité angoissante et non motivée

    Ce monde là par qui a-t-il été fait ?
    Par le système éducatif qui existe aujourdh’ui (et depuis quelques générations): celui qui pousse au formatage de la pensée, à la discipline en dépit de l’incohérence évidente des autorités (auto-déclarées), et à la compétition structurelle qui finit par faire oublier le respect de l’autre, que ce soit dans sa position d’autorité (dotée d’expérience et se savoir), ou dans ses faiblesses d’ignorant qui essaie d’apprendre …

    Les budgets serrés de l’éducation, qui les décident ?
    Ce sont bien ceux qui décident aussi de donner un budget à l’armée, un budget à la sauvegarde des banques, un budget à la mise en place de lieux de divertissement (comme s’il en manquait) .. un budget pour subventionner les entreprises (qui font du profit croissant de toute façon), un budget de publicité exorbitant .. un budget énorme pour des salaires « hors de prix » des élus … etc.

    Donc oui  » C’est justifié de critiquer l’enseignement, mais le problème est bien plus vaste … et encore plus complexe ! » … ET ça ne s’arrête pas à la famille et au manque de cadre, mais c’est au contraire le cadre social général, et l’oligarchie économique structurelle qui le rend ainsi, et les effets de rejets commencent à se sentir dans les nouvelles générations – depuis certains adultes qui ont subit les défauts du système, jusqu’au élèves de maternelle qui le rejettent par intuition/instinct ou bien juste parce qu’ils reproduisent naturellement le rejet de leurs parents (qui essaient de le cacher mais n’y arrivent pas vu qu’ils sont occupés à contenir leur déprime devenue partie prenante de leur personne, déprime causée surtout par cette même autorité qui ne fait rien de ce qu’elle promet, et qui montre son incompétence de plus en plus, et son illégitimité à prétendre à l’autorité et son incapacité à l’incarner avec bienveillance)

    Surtout qu’à une époque, la discipline et la « parole divine » de l’autorité, on pouvait la suivre sans problème (puisqu’il n’y avait pas de contradiction avec le monde autour, limité par les moyens de communication existants) alors que dans le monde globalisé d’aujourd’hui (internet, media, transports rapides etc) où l’on peut voir ce qui se passe de l’autre coté de la planète, l’autorité ne peut plus compter sur la vision unilatérale, et la confiance aveugle, donc c’est tout à fait normal qu’elle soit remise en cause continuellement, et c’est même très sain, encore faut-il qu’elle l’accepte et qu’elle adapte son attitude, en changeant son paradigme de leadership !

    Il est évident que les problèmes sont beaucoup plus larges et plus complexes, mais peut être qu’il faut commencer quelque part, et que ce quelque part, dire que c’est l’endroit où l’on forme les nouvelles générations, c’est peut être le plus pertinent pour débuter le chemin de la réforme sociale globalisée !

  4. UnZèbre dit :

    Demandez donc à un ado pourquoi il apprend…Il vous dira : pour avoir une bonne note, pour avoir un diplôme et un métier….mais à aucun moment il ne dira : pour moi, pour me construire un rapport au monde intelligent et créatif….J’ai dû cette année aider des volontaires dans le cadre de « l’aide aux devoirs », leur expliquer comment se poser des questions et chercher les réponses, comment donner du sens aux données et surtout un sens personnel… comment trangresser le savoir officiel pour se l’approprier et en faire sa propre oeuvre afin de l’adapter à ses besoins…Tout cela n’est pas enseigné car les enseignants se basent inconsiemment sur leur propre expérience d’élève et sur leur pseudo formation pour donner des cours…Sans parler de toute l’institution dont tout le fonctionnement vise à une mise en conformité….du futur employé et non pas du futur citoyen….Jusqu’au choix des chaises, tables rectangulaires séparées, enfermement des élèves dans des salles rectangulaires surpeuplées, isolées des autres élèves, l’empêchement de circuler sauf avec une sonnerie ( pavlof n’est pas loin non ?!)….A quand d’immenses espaces de création et d’expérimentation du savoir où circuleraient des profs répondant aux demandes des apprenants ? Sans horaire, sans note mais une validation des acquis dont la liste serait construite par l’apprenant lui-même….Par idéalisme, après avoir exercé de nombreux métiers, je reprend les études et tenterait le concours de prof l’année prochaine afin d’y oeuvrer avec mon sens…Voilà ma légende personnelle car comme l’a suggéré Einstein : on peut améliorer une situation problématique qu’en utilisant d’autres méthodes que celles qui ont causé le dit problème…Un zèbre.

  5. Lisper Gorgerat dit :

    Thank You very much for this highly researched article. My son at 15 years is completely traumatised by his college administration. Hé is HPI and very very introvertie. Hé économisés his words and this doesn’t go down Well with the system. They have purnished him years After years in classe modern just because hé has problème in German. Hé is very very bright in maths and science, but the school thinks that hé ignores German and should be held back to purnish him. I see him slowly falling into dépression . It m pains me because as a marginaliséd Mum, with African Origins, my voice is not valid and therefore can’t even help my son Collins

  6. Pr S. Feye dit :

    Je n’ai jamais compris comment les humanités gréco-latines de qualité, jadis offertes à tous, ont été remplacées par l’égalité de la malchance coûteuse pour tous. Remettez-les en route, mais pour cela, il faudra aller chercher des bons professeurs au Sénégal…

    Pr Stéphane Feye, fondateur, il y a 20 ans, d’une école totalement indépendante, en Belgique.

  7. Gienah dit :

    En France, même combat… l’école devrait être un lieu de découverte de soi, d’enrichissement, d’ouverture au monde, à l’autre et surtout à soi. Une supérieure hiérarchique a dit à des collègues concernant l’estime de soi que ça ne se travaillait pas à l’école (!!!) mais chez le psy en libéral!
    Les enfants n’ont pas le temps d’expérimenter, de se sentir fort, compétent. Tout va trop vite, et beaucoup de compétences arrivent trop tôt. Et le gouvernement nous détourne de ces réflexions avec la réforme des rythmes scolaires. Tout a tourné autour de ça…
    Mais et le rythme d’apprentissage dans tout ça?? Et les programmes scolaires (de 2008, sous Sarko) que l’on doit appliqué à la lettre sous peine de sanctions? Ça coûterait bien moins chers de les reprendre, de les adapter. Et la formation des enseignant massacré sous l’ancien gouvernement? Ils en ont remis une en place depuis quelques mois… à voir ce qu’elle vaut.
    Oui, il y en aurait de belles choses à faire pour que l’école soit un lieu d’enrichissement et d’épanouissement, mais je me demande si c’est ce qu’ils souhaitent vraiment, au dessus de nous.
    Surtout qu’il y a des personnes, des chercheurs, des formateurs fantastiques dans nos pays, qui peuvent et souhaitent nous apporter des solutions, des idées.
    Mais tout tourne autour de l’argent… les enfants n’ont donc pas assez de valeurs??

  8. déborah dit :

    je suis complétement d’accord avec ce qui est écrit j’ai 20 ans l’école ma complétement détruite . J’ai subi la maltraitance de la pare de certain professeur en maternel et en primaire .aujourd’hui je me rend compte a quel point il avait tort sur toute la ligne ; tous ce qui est écrit est vrai il n’y a pas de place pour la différence a l’école on mais les gens dans des case les prof adore avoir leur tete de turc . rabaissé les plus faible il ne sons pas ouvert au dialogue in ne fond que mentir . quand un enfant se fait malmener par ses camarade ou frapper il en on rien a foutre au contraire il encourage se genre de comportement car eu aussi le pratique il suffit de regarder le nombre d’enfant qui se donne la mort parce q’il ne supporte plus d’aller a l’école ou parce qu’il pense ne rien valoir parce que le prof n’a fait que lui répéter q’il était nul et q’il ne réussira pas parce qu’il est le dernier de la classe et si ses camarade l’insulte et ne l’accepte pas c’est parce q’il est différent des autre

  9. karine dit :

    on est toujours en train de défendre les prof alore que beaucoup d’entre eu pas tous mais un certain nombre son cruel avec les enfant . beaucoup se venge des enfant parce q’il son frustrer dans leur vie priver . se n’est pas normal se q’il se passe dans les école on confit no enfant a des personne qui son sensé en prendre soin et pas les détruire .beaucoup d’entre eu fond preuve de sadisme et on ose dire q’il ne son pas assez payer .pour ce que la plupart fond il mériterait q’on leur balance de l’acide sur leur visage . je suis désolé je peux paraitre dur dans mais propos mais il on détruit beaucoup de vie .(désolé pour les faute d’orthogaphe)

  10. Potentiel Infini dit :

    Merci pour ton message.

  11. Potentiel Infini dit :

    Merci à tous pour cet enrichissement par vos commentaires et remarques.

  12. genevieve dit :

    Je suis à la recherche de :que penser sur le système scolaire actuel et les différence avec le système d’aujourd’hui et celui d’avant

  13. Potentiel Infini dit :

    Le système scolaire d’aujourd’hui est celui d’avant. Et par conséquent, il n’est plus adapté aux enfants actuels.

  14. Thomas dit :

    Alors là, chapeau bas. Ca décrit exactement les ingérences de la société actuelle, qui dénature chaque individu dès son enfance avec un système éducatif erroné, intimement lié avec tout le système capitaliste mondial actuel, et qui dure depuis des décennies déjà maintenant. Car c’est le système global de notre société qui est à revoir, le système éducatif crée des consommateurs, petit parfait ouvrier prêt à servir le système qui les enferment. Et c’est ce système qui s’occupe d’organiser le système éducatif, qui est la base pour former chaque être humain, or la grande majorité du temps, ce système éducatif le déforme comme tu l’as dit : Enseigne des généralités inutiles et empêche l’épanouissement personnel en occultant les véritables compétences que chaque être doit acquérir pour vivre sereinement et pleinement sa vie. Et tu as raison je pense, si on commençait déjà par éduqué correctement les nouvelles générations, car l’éducation est la base, le système économique absurde et oppressant dans lequel on vit, pourrait se réformer globalement par la suite. Cependant, comme éduquer de manière responsable et bienveillante nos futurs générations, si on sait que le système éducatif global est à revoir, et qu’il est gérer de de façon malveillante par le système global économique actuel ? J’ai entendu parler que quelques écoles en Suisse on été crée dans cette optique là, les écoles de Rudolf Steiner. Mais peu accessible aux petits revenus apparemment .. Il doit en exister d’autres je pense, dans la même pensée, un peu partout, des petites communautés par exemple qui prennent le temps de ré-inventer un model global de société par petits villages. Mais comment faire de façon général ? La plupart des parents n’ont pas conscience de tout ça, n’ont pas encore ouvert totalement les yeux et compris les enjeux et les schémas de se système. Comment leur apporter cette vision à tous, globalement, et comment leur apprendre à enseigner à leurs enfants les réels « matières » à apprendre et comprendre pour vivre tout simplement ? Sachant que la plupart en général, n’ont pas le temps adéquat pour tout ça, pris par leur travail, et pas non plus forcément assez d’intelligence acquise pour le faire. Il faudrait sensibiliser de plus en plus la population sur ces questions, et trouver des alternatives concrètes. Cependant, je vois pas comment on pourrait essayer de réformer de façon assez radical et assez rapidement le système éducatif, ou comment créer des écoles bien mieux adaptés à l’épanouissement de chacun. A moins de créer des écoles en ligne ? Cours par correspondance et l’élève apprends de chez lui ? Tout en allant à l’école ordinaire pour la sociabilité avec les autres enfants ? Vu que les cours réellement important à l’éducation (=En ligne?) ne sont pas du bachotage (=Ecole ordinaire) mais plutôt une façon de vivre pleinement, ça ne prendrait pas de temps en plus aux élèves de faire des devoirs inutiles, mais de s’amuser pleinement avec des activités ludiques. Enfin voilà, beaucoup de questions en suspend, et tellement de choses à améliorés, au moins, on a de quoi faire pour rendre ce monde plus beau, il faut se dire ça. ^^ Personnellement, j’ai 23 ans, et je te remercie pour cet article qui m’a permis de mettre en mot de façon détaillée et compréhensible, tout ce que je pensais du système sociétale actuel (éducatif comme économique) et ce que ça engendre sur l’Homme en général, au jour d’aujourd’hui.
    Il faut garder espoir, le monde a déjà commencé à se réveillé. Il y a de plus en plus de prise de conscience. Internet est un merveilleux outil pour l’éveil des consciences. L’évolution est en marche. Ahah 🙂

  15. Potentiel Infini dit :

    Merci pour ton partage. Très intéressant ce que tu exposes.  Pour le moment faire une reforme dans tout le système éducatif est impossible, tout simplement. Le changement doit venir donc de nous, arrêter de considérer que le développement personnel est un domaine des illuminés. Ehhh oui oui, je connais des parents qui pensent de cette manière. 😉  Tant que le regard des gens ne changera pas, le changement dans le système éducatif ne sera pas possible. Par contre, je connais les écoles qui osent timidement y instaurer la relaxation et les cours qui préparent les jeunes à apprendre différemment. Cependant, elles très peu nombreuses.

    J’écris justement un article sur des compétences et cours qui devraient faire partie du programme scolaire afin de nous préparer à la vie et pas larguer les jeunes sur le marché de travail. Voili voilou…

  16. Akoss stévil dit :

    Je suis complètement d’accord sur ces propos.chaque enfant a son propre domaine là ou il pourrait montrer le meilleur de lui-même.mais il y a encore beaucoup de pays comme le Bénin par exemple ou l’étude scolaire reste le même pour tout enfants peut importe ces compétences dans d’autre domaine.

  17. julie dit :

    Absolument d’accord, ma fille qui vient de commencer la 1ère année primaire il y a 2 semaines, ne veut déjà plus aller a l’école. L’enseignante m’A dit devant ma fille qu’elle était dans la lune , qu’elle manque de tonus, elle l’a déjà considéré comme une enfant à problèmes! Elle dit on va travailler ça…mais moi je ne me dis pas que ma fille a des problèmes…je me dis que c’est la façon que la classe fonctionne qui n’est pas adapté au développement de mon enfant…et ç¸a les profs ne sont pas habitués à ça….ils osnt habituées a des parents qui écoutent tout ce qu’ils disent les yeux fermés comme si les profs étaient la vérité absolue! ça me chagrine de penser a tous les enfants qui doivent être maheureux en classe ,qui sont obligés d’être un soldat …être eux mêmes est considéré comme ayant un trouble de comportement! un déficit d’attention….ou autre trouble expliquant pourquoi l’enfant n’aime pas l’école…moi je dis que c’Est tout le système scolaire leproblème….si un enfant n’apprend pas a l’école….peut être devrions nous nous pencher sur une façon dont l’enfant pourra apprendre …et non obliger l’enfant a suivre un moule dans lequel il ne se reconnait pas et perd sa personnalité…perd qui il est lui ! Il n’Est plus qu’un produit d’un système défaillant….après nous nous demandaons pourquoi nou avons tant d’adultes en dépression avec des difficultés de fonctionnement …c’est plus facile de fermer les yeux et dire a son enfant ; va à l’école …maman doit aller travailler ..et écoute ton professeur!!!
    C’est déplorable!

  18. FISCHER dit :

    L’école est une erreur qui disparaîtra avec le temps, de la même façon que se sont vidées les églises. Pédagogie rime avec théologie… Les enfants n’ont pas besoin d’un maître qui, avant même qu’il n’ouvre sa bouche leur signifie qu’ils ne savent pas. Eduquer et enseigner sont des illusions qui n’entravent que l’envie d’apprendre inscrite au fond de chacun. Quand sortirons-nous de ces rapports de dominants-dominés qui aboutissent à des votes stupides et à un mal-être patent de près de la moitié des adultes du monde occidental ?

  19. douar dit :

    Moi je pense que l’enfant d’aujourd’hui est appelé demain à assurer le progrès de l’humanité et se de la manière dont il recevra son instruction et son éducation que dépendra son role dans la société afin de pouvoir édifier une société devellopée à l’intérieur d’un pays prospére

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